Aurora Borealis

Edito – La lumière

La lumière pense voyager plus vite que quoi que ce soit d’autre. Mais c’est faux. Peu importe à quelle vitesse voyage la lumière, l’obscurité arrive toujours la première et elle l’attend.

Terry Pratchett (1948-2015)

Le chat de Shrödinger entre dans un bar. Et n’y entre pas. Voilà un bel exemple de ni-ni, expression visiblement dans l’air du temps. Voici un autre exemple, objet d’étude et d’étonnement pris en flagrant délit de ni-ni : elle n’est ni onde, ni particule. Mais les deux à la fois.

Le Père Fouras a parlé.

Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière

 

Un beau jour, nous eûmes une idée lumineuse : et si nous profitions de ce deuxième numéro de Cephalus pour contribuer à la mise en lumière du thème proposé par l’UNESCO cette année ? Nous avons donc accordé nos violons avec le reste du monde pour célébrer de concert « l’année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière » (abrégée en « année internationale de la lumière », ou AIL 2015 pour les plus flemmards).

Source d’énergie issue des lointains fours stellaires et à l’origine de la vie sur Terre, détentrice du record de célérité (n’en déplaise à Usain Bolt), la lumière joue sur bien des tableaux : quand notre galaxie n’était qu’un mouton de poussière indiscipliné, quand la planète n’était encore qu’un bouillon pestilentiel, quand les premières cellules pataugeaient joyeusement dans leur petite mare chaude, quand les dinosaures grignotaient des mammifères puis quand ces en-cas sur pattes ont enfin pris leur revanche, quand les hominidés se sont cramé les poils de sourcils en manipulant les premières torches, quand la mère de Platon l’envoyait dans sa caverne lorsqu’il rechignait à manger ses brocolis, quand les Doors et Johnny Hallyday cherchaient désespérément de quoi allumer leur feu, elle était là. Tout ce temps, tapie dans l’ombre, la lumière attendait son heure de gloire. Enfin, en 2015, la voilà célébrée. La protagoniste aura tout de même dû patienter quelque 4,6 milliards d’années avant d’enfin entrer en scène. Mais qu’importe, la voilà qui reçoit enfin toute l’attention qu’elle mérite. Celle qui baigne notre planète et lui fournit le carburant nécessaire au bon déroulement de la vie, celle qui pourrait être l’avenir énergétique des civilisations humaines, celle qui nous permet de retracer l’histoire de l’univers voire d’en anticiper l’avenir recèle encore de nombreux mystères. Mais cessons là cet édito interminable, et…

Que la lumière soit.

 

Valentine Delattre

Contributeurs

Equipe Cephalus :

Valentine Delattre, Damien Desbordes, Sophie Félix, Nicolas Macé, Hélène Malcuit, Karim Madjer, Juliane Casquet, Marina de San Feliciano, Guilhem Boyer.

Remerciements :

Un grand merci à Kézako/Unisciel, à l’Institut Pythéas et aux membres du C@fé des Sciences.

Ce magazine a été réalisé grâce au collectif Conscience, incubateur de projets de diffusion scientifique.

Contacter la rédaction : cephalusmag@gmail.com

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